Vos hôtes, les Siciliens

LA VITA SICILIANA

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L'un des passages les plus fascinants du célèbre roman de Giuseppe Tomasi de Lampedusa, Le Guépard, est la description que le Prince de Salina fait de ses compatriotes. Il s'agit d'une œuvre intense invitant à la réflexion et offrant de nombreuses informations utiles sur la psyché sicilienne. Le caractère des autochtones dit-il, a été formé par l'histoire de l'île, par la « violence du paysage », la « cruauté du climat » et par les « monuments du passé, magnifiques mais incompréhensibles parce que non construits par nous ».

Les Siciliens sont, par conséquent, selon le prince, de parfaits inconnus dans leur propre pays. Les vagues et les vagues d'envahisseurs étrangers et les règles venues d'ailleurs, ont eu pour effet qu'ils ont toujours vécu une existence parallèle. Derrière la conformité externe se cache une vie intérieure qui est indéchiffrable aux étrangers. Ceux qui gouvernent peuvent faire ce qu'ils veulent en apparence, mais rien ne changera jamais vraiment parce que les Siciliens vivent dans une autre dimension.

Ce n'est pas un hasard si la plus célèbre ligne du Guépard est : « Si tout doit rester pareil, tout doit changer ».

Tout a changé si souvent et de façon si spectaculaire en Sicile, dit le prince, que les Siciliens sont fatigués. Ils ont tout vu sous le soleil et plus rien ne peut désormais les surprendre. Ils souhaitent dormir mais ne seraient pas plus réjouis d'être réveillés.

Les siciliens sont extrêmement fiers de leur île. Nombreux sont ceux qui ne rêveraient pas de vivre ailleurs, et ceux qui le font espèrent généralement revenir à leurs racines lorsqu'ils prendront leur retraite. Dans le même temps cependant, beaucoup ne peuvent pas comprendre pourquoi quiconque qui n'est pas né en Sicile souhaiterait y vivre. « Pourquoi » disent-ils avec une intonation à la limite de l'incrédule, « voulez-vous vivre ici ?»

Pour un œil non averti, les Siciliens peuvent d'abord sembler un peu impénétrables et réservés. La communication dans les magasins ou les bars se borne souvent à des gestes minimalistes, un sourcil levé, un mot étouffé ou deux. Il faut très peu de temps pour passer cette étape cependant, et un simple sourire ou une tentative approximative en italien dégèle toute réserve.

Une fois les barrières de la « confidenza » (familiarité) passées, les Siciliens se révèlent extrêmement accueillants et prêts à tout faire pour vous aider. Si jamais vous êtes invité dans la maison d'un sicilien pour le dîner, vous repartirez avec la sensation d'avoir mangé au moins trois repas en un. Ils proposeront de venir vous chercher et de vous reconduire chez vous et prendront soin de vous à chaque instant entre les deux.

Lorsqu'ils parlent entre eux, les siciliens sont souvent animés. Ce qui peut apparaître de l'extérieur comme une altercation potentiellement dangereuse, sera en fait simplement une conversation tout à fait ordinaire. Nul besoin de s'alarmer. Bien sûr, les passions se déchaînent parfois et les étincelles linguistiques qui jaillissent sont incandescentes !

Au lieu de se considérer comme des italiens (et par extension des européens), de nombreux insulaires se considèrent avant tout comme des siciliens. Sur le plan généalogique bien sûr, cela signifie qu'ils sont aussi un peu grecs, arabes, normands, espagnols et français. Plusieurs noms de famille témoignent de cet état de fait et il n'est pas rare de rencontrer, par exemple, un Lopes ou un Salimbene.

Il est bien sûr impossible de définir la « Sicilianité » et les stéréotypes ne sont certainement pas la réponse. Près de 5 millions de siciliens vivent en Sicile et beaucoup plus sont dispersés dans le monde. Chacun d'eux aura sa propre opinion sur ce qu'implique le fait d'être sicilien et chacun d'eux aura bien entendu raison !

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