Visiter la ville de Corfou

L'HISTOIRE FASCINANTE DE LA VILLE DE CORFOU

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Tel était son destin. Corfou était vouée à jouer un rôle clé dans l'histoire de la Méditerranée, en raison de son emplacement stratégique à l'embouchure de la mer Adriatique.

Quiconque contrôlait Corfou avait de bonnes chances de contrôler les itinéraires commerciaux et militaires les plus importants entre l'est et l'ouest, mais aussi entre le nord et le sud. Cela n'avait échappé ni aux Grecs, ni aux Romains, Goths, Byzantins, Normands, Angevins Napolitains, Vénitiens, Français et Anglais. Tour à tour, ils ont régné et laissé dans leur sillage un patrimoine historique et culturel dont les multiples facettes sont encore bien visibles aujourd'hui.

La ville de Corfou est sise sur une petite péninsule au beau milieu de la côte est de l'île. Ce site a été sélectionné pour son port naturel et pour les deux pics qui se prêtent à merveille à la construction de forteresses. La petite ville médiévale qui a pris de l'ampleur au cours du règne des Angevins (de 1267 à 1368) était entourée d'épais remparts de défense et gardée par deux châteaux imposants donnant sur la mer et sur le continent grec. Mais c'est sous le règne des Vénitiens, qui séjournèrent sur l'île pendant environ 400 ans (de 1386 à 1797), que la ville de Corfou prospéra vraiment.

Les Vénitiens y amenèrent non seulement leur considérable savoir-faire commercial, mais également leurs prouesses architecturales, faisant rapidement de la ville de Corfou un centre économique animé bénéficiant d'un emplacement idéal au nord de l'Adriatique et de défenses impénétrables (ils apportèrent d'importantes améliorations à la vieille forteresse et en construisirent une nouvelle). Les Turcs de l'Empire Ottoman firent le siège de la ville à de nombreuses reprises au fil des siècles, mais toujours en vain. À l'intérieur des murs de la ville, l'espace était limité et les rues très étroites, telles des labyrinthes que l'on observe encore de nos jours. Il ne reste que très peu de bâtiments de l'époque vénitienne, mais les deux forteresses, la promenade piazza Liston, le parc Spianada, le Nobile Teatro di San Giacomo (qui était autrefois un théâtre mais abrite aujourd'hui l'Hôtel de ville de Corfou), plusieurs palazzi, le canal séparant la Vieille Forteresse de la ville et les quelques représentations d'un lion ailé, symbole de St Marc et de Venise, témoignent tous de la longue présence de cette grande puissance maritime sur l'île.

Après la chute de la République de Venise en 1797, la France prit le contrôle de Corfou... mais pas pour longtemps. Au cours des événements complexes des guerres napoléoniennes, Corfou devint la capitale du nouvel État des Îles Ioniennes (de 1799 à 1807), fit l'objet d'une nouvelle conquête française (de 1807 à 1814) puis, lorsque Napoléon fut enfin vaincu, fut placée sous le protectorat de la Grande-Bretagne, dans le cadre des États-Unis des Îles Ioniennes.

Les Britanniques restèrent à Corfou pendant 50 ans, période au cours de laquelle de nombreux Hauts-Commissaires se succédèrent et travaillèrent au réaménagement et à la modernisation de la ville. De nombreux quartiers vénitiens furent démolis pour accueillir des bâtiments néoclassiques plus imposants, ainsi qu'une panoplie de bâtiments civiques, notamment avec l'érection du palais de St Michel et St George (qui servit de résidence pour le Haut-Commissaire et de siège du Sénat Ionien). Comme de coutume, les Britanniques fondèrent également une université, créèrent une société de lecture et assurèrent la promotion de diverses autres activités culturelles.

En 1864, les Britanniques s'en furent, laissant Corfou rejoindre le Royaume de Grèce. Cependant, la capitale ne devint pas un avant-poste provincial, mais continua à attirer des aristocrates en villégiature venus des quatre coins de l'Europe. Nombre d'entre eux y séjournèrent sur de longues périodes, colonisant peu à peu l'élégant quartier de Liston ou, dans quelques cas isolés, bâtissant de superbes palais juste en dehors de la ville. Le splendide Achilleion est l'un d'entre eux : il fut construit à la demande de l'impératrice d'Autriche, Élisabeth de Bavière (plus connue sous le nom de Sissi).

La ville de Corfou fut lourdement bombardée par les forces allemandes au cours de la Deuxième Guerre Mondiale et près d'un quart de la ville fut réduit à l’état de ruines. Fort heureusement, une grande partie du quartier médiéval, connu sous le nom de Campiello, survécut et la ville de Corfou fut inscrite au Patrimoine Mondial de l'Unesco en 2007 : « L'ensemble urbain et portuaire de Corfou, dominé par ses forteresses d'origine vénitienne, constitue un exemple architectural de valeur universelle exceptionnelle tant en termes d'authenticité que d'intégrité. » Passer un ou deux jours à flâner dans la ville de Corfou le long de ses jolies rues et découvrir ses secrets historiques vaut vraiment le détour. 

À voir et faire dans la ville de Corfou


La Vieille Forteresse et la Nouvelle Forteresse :
fascinantes non seulement d'un point de vue historique, mais également en raison de leurs superbes vues sur la ville, la mer, le continent grec et la majorité de l'île de Corfou. On notera qu'en dépit de son nom, la Nouvelle Forteresse date de 1578 !

Le palais de St Michel et St George : construit par les Britanniques en 1815 en tant que résidence du Haut-Commissionnaire et siège du Sénat, ce palais impressionnant abrite désormais un excellent musée d'art asiatique regorgeant d'estampes japonaises, de sculptures indiennes et de nombreux autres trésors orientaux.

Le Campiello : le cœur médiéval de la ville de Corfou. Flânez, perdez-vous, regardez tout autour de vous et arrêtez-vous de temps à autre pour vous rafraîchir !

Les églises : il y a près de 40 églises grecques orthodoxes dans la ville de Corfou et nous vous recommandons d'en visiter quelques-unes ; en particulier l'église de St Spyridon construite en 1596 (où repose le saint patron vénéré de l'île), la cathédrale orthodoxe (1577) et l'église byzantine de St Jason et St Sosipater (remplie d'icônes sublimes et de fresques décolorées par le temps ; sa construction remonte au 11ème siècle).

La Spianada : le grand parc situé entre la Vieille Forteresse et le Liston, à l'est de la ville. Vous le traverserez probablement à un moment ou à un autre au cours de votre visite. Les Britanniques venaient y jouer au cricket et le kiosque victorien au centre du parc évoque une époque bien révolue!

Le Liston : bordant la Spianada, le Liston est le quartier le plus chic de la ville et comporte une élégante promenade et piazza dont l'arcade est bordée de cafés, de restaurants et de boutiques. Bien que le Liston remonte à l'époque vénitienne, ce sont les Français, lors de leur court séjour sur l'île, qui lui octroyèrent son atmosphère parisienne.

Les musées : le musée d'archéologie et le musée byzantin valent tous deux le détour. Dans le premier, vous découvrirez un bas-relief de 17 mètres de long représentant la mort macabre de Méduse et datant du 6ème siècle, tandis que le second, situé dans une église du 15ème siècle, présente des exemples exceptionnels d'icônes datant du 13ème au 17ème siècle.

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